Your message has been sent, you will be contacted soon

Call Me Now!

Fermer
Accueil » Dispositifs, réglementations et pédagogie » La réforme de la formation professionnelle: l’individu au coeur du nouveau système

La réforme de la formation professionnelle: l’individu au coeur du nouveau système

Tutoriel formation professionnelle nuage de mots Avec la loi du 5 mars 2014 s’engage la réforme de la formation professionnelle. Cette refonte du système prévoit des changements considérables impactant tous les acteurs de la formation continue. L’individu est placé au cœur système et devient, plus que jamais, acteur de son parcours professionnel.

Introduction

La réforme de la formation professionnelle est engagée depuis la loi du 5 mars 2014 basée sur l’ANI (Accord Nationale Interprofessionnel) du 14 décembre 2013. Cette réforme s’inscrit dans le contexte socio-économique actuel, considérant les nouvelles modalités liées à l’emploi parallèlement à un système de formation continue épuisé par les changements accumulés depuis 1971. Aujourd’hui, le taux de chômage (10,5%), les difficultés de recrutement liés à l’activité des entreprises et les contrats de travail peu pérennes, exigent de chaque individu d’être mobile professionnellement. Nous changeons d’emploi plusieurs fois dans une vie, il s’agit donc de comprendre comment la réforme de la formation professionnelle permet de sécuriser les parcours professionnel de chaque individu tout en permettant aux entreprises de se saisir de la formation comme d’un levier.

La réforme de la formation professionnelle comporte selon nous trois enjeux majeurs:

  • L’individualisation des parcours professionnels
  • L’accès à la qualification
  • L’encouragement au progrès

Individualisation: impacts de la réforme de la formation professionnelle sur les individus et les entreprises

Pour chacun d’entre nous, le principal changement réside dans le CPF (Compte Personnel de formation). Le CPF remplace à partir du 1er janvier 2015 de DIF (Droit Individuel à la Formation). Le CPF sera activité à partir de 16 ans dès notre entrée dans le monde du travail et nous suivra tout au long de notre parcours professionnel. A la différence du DIF, le CPF est rattaché à une personne (qu’elle soit salariée, demandeur d’emploi…) et les heures acquises sur ce compte (jusqu’à 150h) seront donc conservées dans le cas d’un changement d’entreprise.

Pour l’entreprise, l’individualisation engagée par la réforme de la formation professionnelle se traduit par des changements au niveau de l’obligation légale. Les entreprises n’auront plus une obligation de « financer » la formation professionnelle continue mais une obligation de « former » leurs salariés. Cette logique bouleverse le système et implique une réflexion des entreprises qui seront amenées à identifier les besoins en formation de manière plus individuelle puisqu’elles devront justifier de leurs actions pour chacun de leurs salariés (abondement du CPF, qualification, progression…)

L’accès à la qualification: comment et pourquoi?

La réforme de la formation professionnelle permettra un meilleur accès aux formations qualifiantes via de nouvelles modalités d’accès liées au CPF (plateforme individuelle, explications…) mais aussi grâce à des passerelles et allègements renforcés dans le cadre des formations proposées par les organismes de formation. En effet, les organismes de formation à l’instar de Forma Santé sont encouragés à proposer un accès aménagé, individualisé (temps, modules de formation…) sur ces actions de formation, avec une prise en compte des acquis antérieur de chaque individu.

Pour les entreprises, l’accès facilité à la qualification pour les salariés, permettra d’engager des stratégies d’évolution pour leur entreprise: évolution des compétences, restructuration…Les entreprises continueront à verser une obligation légale minimum (de 0,5% à 1%) et engageront des fonds supplémentaires sur leur plan de formation en fonction des compétences à développer en leur sein. La qualification sera probablement un élément d’accélération de leur compétitivité.

La réforme de la formation professionnelle: progression économique et individuelle

La continuité du parcours professionnel pourra être suivi grâce au CPF. Pour la progression professionnelle au sein de l’entreprise, le salarié pourra négocier avec son employeur afin que celui-ci « abonde » son CPF, c’est à dire que l’employeur contribue de façon complémentaire aux frais de formation du salarié. Si l’évolution du parcours professionnel entraine un changement d’emploi, les OPACIF (Organismes collecteurs du Congé Individuel de Formation) pourront contribuer, de la même façon à « abonder » le CPF. Enfin, dans le cas d’une période de chômage, en tant que demandeur d’emploi, c’est principalement la région qui pourra contribuer à alimenter le CPF. Dans tous les cas, il sera donc possible de compléter les heures acquises individuellement afin d’évoluer dans son parcours via la formation.

Concernant les entreprises, la réforme de la formation professionnelle prévoit un contrôle tous les 6 ans afin de vérifier si l’entreprise à mis en œuvre son obligation de former. L’entreprise devra justifier pour chaque salarié, d’avoir mis en oeuvre une formation, ou bien d’avoir permis au salarié une évolution de poste/de compétence, ou une augmentation de salaire. Les entretiens professionnels, obligatoires tous les 2 ans, feront partie des éléments de preuve lors du contrôle.

Découvrez de façon imagée la réforme de la formation professionnelle grâce à cette vidéo de « Dessine-moi l’éco » !

Partager
Facebook Twitter Email Linkedin Viadeo

Étiquettes:

Laissez un commentaire