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Accompagnement des ESSMS: les bonnes pratiques du point de vue de l’intervenant

Forma Santé propose d’accompagner et de suivre les ESSMS (établissements et services sociaux et médico-sociaux) pour leurs évaluations internes, externes et la révision de leurs projets d’établissement. Notre ingénieure pédagogique et infirmière de formation assure le pilotage et les bonnes pratiques d’accompagnement au sein de notre organisme de formation depuis une quinzaine d’année. Elle recrute forme et accompagne les intervenants sur ces différents projets. Son expertise et son regard sur ces sujets permettent d’appréhender les choses de manière simple tout en mettant en exergue les points importants.

Pouvez-vous nous définir en quelques mots « projet d’établissement », « évaluation interne » et « évaluation externe » ?

« Alors, le projet d’établissement est un document obligatoire pour les établissements sociaux et médico-sociaux. C’est lui qui donne les orientations de l’établissement pour les cinq ans à venir. En réalité, il y a plusieurs volets. Il y a une présentation de l’établissement, un volet projet de vie, un volet projet de soin, éventuellement un projet médical, un volet qualité et gestion des risques, un projet social, un projet architectural […]

[…] l’évaluation interne c’est une auto-évaluation obligatoire pour les ESSMS. Elle permet d’analyser les usages de l’établissement au regard des bonnes pratiques. Les différentes étapes sont les suivantes : un cadre évaluatif, l’évaluation des pratiques sur le terrain (fait-on réellement ce qu’on avait prévu de faire ?) et l’évaluation de l’impact sur les résidents de ces pratiques.
Je vais prendre un exemple simple, qui n’a pas de lien avec le secteur d’activité mais qui est parlant. Donc, imaginons qu’il y a un carrefour de deux routes où l’on constate trop de mort. Pour améliorer la situation on va créer un rond-point (c’est le cadre – étape 1) puis on va vérifier que le rond-point a bien été construit (c’est l’évaluation terrain – étape 2) et enfin on va mesurer si ce rond-point a permis de diminuer le nombre de morts (c’est la mesure de l’impact – étape 3). C’est ça qui est important, parce qu’on peut avoir un beau rond-point mais toujours autant de mort… Le processus de l’évaluation interne fait l’objet de recommandations sur les bonnes pratiques […] mais souvent les étapes 2 et 3 sont oubliées alors que ce sont, je pense, les plus importantes. Il faut savoir qu’elles n’existaient pas vraiment avant, car il y a eu une grande évolution dans les anciennes pratiques. Avant il y avait l’auto-évaluation ANGELIQUE qui évaluait les procédures. La révolution fut de placer le résident au centre et de mesurer l’impact des objectifs fixés le concernant. C’est ce qui est intéressant… »

Et alors, quelles différences/ressemblances avec l’évaluation externe ?

« Alors, c’est différent. L’évaluation externe permet de prendre de la hauteur. Elle est obligatoire deux fois tous les 15 ans. Elle évalue les mêmes champs mais permet un à l’établissement d’avoir un regard extérieur. C’est là qu’on vérifie que la méthodologie utilisée pour réaliser le projet d’établissement et l’évaluation interne ont bien respecté les recommandations des bonnes pratiques. On s’interroge sur la mise en œuvre des plans d’actions élaborés. En fait, l’évaluation externe permet d’évaluer la démarche de l’établissement. On vérifie que l’établissement à une roue qui tourne…vous savez, la roue de Deming (ci-après) elle permet de voir si les différentes étapes permettent des évolutions constantes… »

 essms

Roue de Deming

 C’est ça qui est le plus important selon vous ? Quel est votre rôle ?

« Oui c’est le plus important. De mon côté, je pilote les évaluations externes, donc je vérifie que la méthodologie utilisée par l’intervenant respecte les bonnes pratiques, je valide les indicateurs proposés et je suis au fur et à mesure les brouillons des rapports de l’intervenant. Je vérifie aussi la posture de l’intervenant, qui n’est ni celle d’un auditeur, ni celle d’un contrôleur. Il faut une posture bienveillante. Lors d’une évaluation externe, on ne cherche pas l’erreur mais au contraire, on cherche ce qui est fait et qui va pouvoir être valorisé. Alors, on va chercher des choses qui peuvent s’apparenter. Par exemple, j’ai eu le cas d’un établissement qui avait pleins de projet, très riches mais pas de projet d’établissement…et bien, je (c’était moi l’intervenant cette fois) mets en avant ce qui est fait et qui peut être assimilé. Évidemment il faudra écrire un projet d’établissement ça fera partie des préconisations que de l’écrire mais, à partir de ce qui existe ! Lors d’une évaluation cet établissement n’aura pas rouge dans la notation parce que j’ai déjà trouvé des éléments, des informations dans plusieurs autres documents…c’est là, pas au bon endroit mais ça existe… »

Est-ce que ça vous est arrivé de retourner une 2ème fois dans un même établissement et ainsi d’assurer un suivi quelques années après ?

« Oui, à la suite d’une évaluation interne, j’ai accompagné et suivi un établissement pendant cinq ans pour aider à la mise en œuvre des différentes actions en respectant les bonnes pratiques. On choisissait les actions où il y avait besoin d’aide pour la mise en œuvre ou pour faire un suivi d’action. J’intervenais une fois par an pour faciliter la mise en œuvre et permettre un suivi du plan d’action de l’établissement. »

Quelles difficultés rencontrez-vous le plus souvent concernant les évaluations et le projet d’établissement ?

« …Je dirais que globalement c’est la gestion de projet parce qu’il faut nommer des pilotes, faire des groupes de travail, planifier des réunions et définir des indicateurs… en fait je dirais qu’il y a trois difficultés principales : la première étant liée à la formulation des objectifs et des indicateurs : il faut qu’ils soient clairs, précis et mesurables (exemple du rond-point). Ensuite,  il faut faire vivre le plan d’action et les établissements manquent de temps et de moyens humains : manque de compétence sur la gestion de projet. Enfin, l’évaluation est souvent quasi inexistante pour les mêmes raisons. D’où l’intérêt de faire appel à des intervenants extérieurs et à un accompagnement […] Les indicateurs c’est compliqué, quand je pilote, je m’assure que les objectifs sont posés et les indicateurs fiables. Parfois, 80% des indicateurs sont inutilisables, ils ne permettent pas une analyse […] J’ai une certaine expérience depuis quelques années concernant l’intervention et le pilotage de différents projets et puis je fais de la formation de formateurs donc ça permet d’affiner régulièrement ma capacité à viser juste sur la pertinence des objectifs et de leurs indicateurs. »

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les formations et accompagnements que propose Forma Santé aux essms (établissements et services sociaux et médico-sociaux) :

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